Trois bougies flottantes sur un clafoutis maison

Il y a des jours où il vaut mieux que rien ne compte, si ce n’est ce qu’il y a à célébrer.

Quand j’étais petite, nous habitions une maison immense. On comptait les pièces pour se dire qu’on était fiers d’avoir autant d’espace où ranger notre amour familial mal attifé. On avait tout, et on ne savait même pas qu’il y avait autre chose après quoi courir. Il nous manquait ce qu’on ne savait pas nommer, il nous manquait les bonheurs quotidiens, souvent. Alors maman avait mis une place une boîte à points positifs. Il fallait y glisser une feuille pliée en huit, où chacun écrivait ce qu’il choisissait de retenir de sa journée, quand sa journée avait été difficile.

Aujourd’hui, nous retiendrons les trois bougies flottantes sur un clafoutis maison, dans un parc familial, soufflées par l’oncle de Romy. Cet oncle qui l’a portée contre son coeur dès ses premières semaines, qui sait la faire rebondir sur un ballon géant et qui est assez confortable pour qu’elle s’endorme le menton sur sa tête, quand il la prend sur ses épaules.

Cette oncle qui fête aujourd’hui ses vingt-six ans, mais comme on n’a trouvé que trois bougies, il est plutôt jeune selon Romy.

Sana helwa ya gamil Tonton !

IMGP3805

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s