Florilège 

Parfois, il faut improviser un peu les réponses. Parce que parfois, c’est difficile d’expliquer à ceux qui n’ont pas d’enfants qu’ils n’y entendent pas la moitié d’une tripette. Ou à ceux qui ont moulte enfants qu’ils sont aussi amnésiques que feu mon poisson rouge, Schwattzy. Et à ceux qui ont exactement le même avatar de 80 cm que nous que non, ça n’en fait pas des copy/paste. Alors on sourit grand, on inspire une bonne bolée et on garde son calme.

« Vous attendez des jumeaux ? » … Non, une portée de teckels chère madame, dit-elle du haut de ses 18 kilos de grâce additionnelle.

« Tu as essayé de la laisser pleurer ? » Tu veux dire comme dans Les misérables, avec un peu de gnôle dans le biberon du soir pour l’assommer ?

« Tu devrais avoir un parc, au moins tu choisirais les moments que tu passes avec elle. » Merci, je note pour le prochain. Faire un enfant pour sélectionner le temps que je lui accorde.

« Tu n’as pas peur qu’elle meure la nuit depuis que vous l’avez sortie de votre chambre ? » Si. Tout le temps. Et ainsi de suite.

« Allez, venez au restau, vous venez jamais. » J’avoue que la perspective de dépenser de l’argent qu’on n’a pas pour passer la soirée à faire en sorte que notre minie ne dérange personne et manger froid … Là tout de suite je pense plateau télé.

« Elle fait du bruit non ? » Oui, c’est à dire qu’elle est vivante en plus du reste. Je sais, c’est époustouflant.

« Hé mademoiselle, tu peux laisser les grands parler entre eux ? » Évidemment, lui mettre un iPad dans les mains serait plus avisé. Parce qu’à 18 mois, en pleine période du non, autant te dire que les conventions sociales, mademoiselle s’en gausse dans les grandes largeurs.

« Tu as fait les soldes ? » Ah ah ah ah ah ah ah. Bref, j’ai payé la nourrice.

« Mais si tu es la maman, alors elle c’est son papa ? » Ça dépend de l’intérêt que je te porte. Je fais semblant de rire à ton idiotie patente ou je tente de t’ouvrir un peu au monde réel ? Attends, je n’ai pas encore décidé.

« Et si elle a très faim et qu’il n’y a que du jambon vous ferez quoi ? » On lui dira d’aller se faire cuire un œuf, y’a pas d’âge pour la cohérence !

« Elle ne serait pas en avance / en retard / différente / feignante / hyperactive / facile / brillante ? » Je ne sais pas, elle est elle. Un condensé de joie dans une bouille joufflue, et bien têtue.

« J’ai l’impression qu’elle fait ses dents depuis qu’elle est née. » C’est parce qu’elle aura la bouche pleine de dents la pauvre, sois indulgente.

« Bon alors j’ai un lit mais pas de matelas. Il y a une planche au fond, ça ira ? » J’hésite. Vraiment, j’hésite.

Alors comme dirait ma Romy : la vie, c’est une grosse marade, autant pas se laisser abattre !

img_8518-copy* article rédigé au fil des mois, qui me rappelle les verbatims de Quatre Enfants – fous rires garantis !
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4 thoughts on “Florilège 

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