La possibilité d’un ailleurs

Se souvenir que ce qui compte, finalement, c’est la possibilité d’un ailleurs.

Ne plus oublier que la liberté ne s’égrène pas au fil des sacrifices quotidiens, mais qu’elle est cet envol, qu’il suffit de saisir. Que tant que le monde est grand, un matin viendra où nous ouvrirons nos volets sur l’océan bigarré de pluies et de rumeurs amoureuses.

Garder au cœur toujours, ces falaises aigües drapées d’ocre et de vermeil, ces oiseaux qui tournoyaient au carnaval improvisé d’un dimanche soir, ces heures molles à savourer le sommeil insolent, cette main tiède lovée contre ma joue, et nos pas précipités dans le métro électrique pour retrouver notre fille, qui nous a tant manqué.

Remercier, enfin, ceux sur qui nous pouvons compter lorsqu’il est temps de passer la frontière, et partir retrouver l’insouciance, pour seulement trois jours, retrouver la solitude d’avant, mais pas tout à fait, car il nous reste au cœur cette amour abyssal d’être devenues mères.

Leur raconter les Pouilles avec les mots les plus simples et les plus riches qui soient : grâce à vous, nous savons que nous sommes libres, encore.

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