Cette fille-là

Elle part tout l’temps
Cette fille-là
Elle part sur des coups d’tête et pour des alouettes
Elle fait des pirouettes et voilà la carpette
Volant dans ses mousselines parfumées
Elle part tout l’temps
Cette fille-là
Signe de la main et plus rien au matin
Empreintes de destins sur crochets et satins
Là où tu soufflais dans son nombril
Ne reste plus qu’une bulle d’air
Elle part tout l’temps
Cette fille-là
Et pendant que tu cours à l’envers de tes jours
Elle prie pour le retour elle paume ses alentours
Avec des perles au bout des doigts
Et quelques plombs dans l’estomac
Elle part tout l’temps
Cette fille-là
Parce qu’elle a peur d’aimer ou de ne plus aimer
Parce qu’à force d’années elle s’envole en fumées
Dans des hublots solides
Et des pays brillants
C’est un peu tard et c’est toujours si tôt
Quand même parler revient à s’excuser
On a combien de forces pour ne pas sacrifier
Ce qui est notre vie quand on aime pour la vie
Elle part tout l’temps
Cette fille-là
Elle dit pour aujourd’hui mais c’est toujours ainsi
Dans ses fossettes on lit le chagrin l’alibi
Et c’est très loin de tout crachin
Ca s’en va au matin comme peau de destin
C’est dans les rêves qu’elle fait d’une boîte aux lettres
Qui porterait deux noms ou qui aurait deux clés
On a combien d’amour pour sacrifier l’amour
En lui rendant fièrement la grandeur des identités
On a combien de sel quand on laisse fuguer
Celle qu’on voudrait serrer du matin au matin
Et si c’est immature
Et si c’est le secret
Et si c’est bien plus grand
Qu’un chemin annoncé

Pars mon amour
Ne t’inquiète pas de moi
Le soleil ne me quitte jamais, tant que tu respires
Ne sois pas celle qui refuse de vivre
Ne sois pas celle qui limite sa ronde
A la taille fermée du corps qu’elle chérit
Je serai sur le quai, quelle que soit la saison

Elle part tout l’temps
Cette fille-là
Et déchirée partout elle se recoud partout
Et languissante ici elle danse aussi
Et impatiente encore elle n’a jamais tort
Elle part tout l’temps
Cette fille-là
Pour être en devenir parce qu’elle t’aime au pire
Et c’est comme l’insolence l’amour à distance
C’est être soi vraiment quand on a l’âme soeur
Mars 2009
© Man0umi – Tous droits réservés

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