Debout

Une barrière poussée, les cheveux dans le rang
Tu vas contre le vent, tu ne te caches plus
Dans tes brassées de roses et tes voiles fleuris
Le portail rouillé a grincé une fois
Encore un matin fauve sur la contradiction
Une digue anéantie, un barrage fendu
Sur la peur opiniâtre
La vieille rengaine

Un soleil de traque, un air de dissension
Et tu marches solide, tu marches cavalière
Sans rire ou sans pleurer
Sans sentir tes os s’écailler sur la grève
Une vie a basculé, un monde a réveillé
Et tu pourras être
Le front lisse aux injures, tu pourras
Apparaître, dans tes propres mesures
Une rage entre les dents
Le poing serré, à mort
Sur l’évolution faible du monde meurtrier
Et tu pousses la porte, à la force d’aimer
Tu avales avec l’air tes maladies secrètes
Tes regrets tes mensonges
Tes corps de galantine

Tu aimes et tu réveilles
Ta peau aux passions
Tu crèves et tu reportes
Au vrai ton cœur meurtri

Une fenêtre éclatée, le sourire en haillons
Et ce monde bruyant, et ces gens qui regardent
Et ces pères qui habitent, ces villes qui espionnent
Tu es et tu acceptes
Tu lèves et tu décolles
Les pansements d’hier sur la bouche sincère
Tu arraches les noirs, tu relèves la tête
Février 2008
© Man0umi – Tous droits réservés

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