Bon vent, le joli lectorat

Tiens, c'est l'été. Je ne l'ai pas vu venir, avec mes lignes à pianoter et ce cap à tenir. Avec l'enfance à cultiver, les fruits de saison, le féminisme en nourriture, l'été sur toutes les espagnolettes, je me suis laissée surprendre. Vous êtes un peu fautif.ve.s, vous ne m'avez pas rappelée à l'ordre. Il faut … Lire la suite Bon vent, le joli lectorat

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Puisque tu es aimée

Si tu ne sais pas quelle porte pousser, mon enfant, essaye les toutes. Les adultes n'ont pas le monopole de la réussite. Ils te font croire qu'un chemin rectiligne est direct. Ils serinent à longueur d'enfance que la vie est faite de choix, et que chaque carrefour que tu prendras déterminera l'étape suivante. Mais les étapes, … Lire la suite Puisque tu es aimée

Le grand plongeon

"D'abord un orteil, la main qui ramasse tes cheveux perlés de chlore pour les remettre sous le bonnet, la main qui vérifie que ta tante est bien à portée de sauvetage. Ceux qui ont déjà franchi le camp, s'amusent à bousculer, éclabousser, à faire des vagues autour de l'invincibilité qu'on ressent quand on a enfin compris qu'on ne va pas disparaître."

Petit pays du corps

La sonnerie feutrée des constantes. Celle plus stridente de la machine qui s'emballe. Apnée. Alerte. Le tracé jaune, le tracé vert, le tracé rouge. Les chiffres sibyllins. La pénombre puis les lumières aveuglantes. Les stores qui n'en sont pas. Les rires étranges des soignants juste derrière la porte, qui oublient la retenue nécessaire. Ou qui … Lire la suite Petit pays du corps

Un ange passe #17

Je ne raconterai jamais notre rencontre ici. Je ne peux pas, tes premiers instants doivent t'appartenir. Je parlerai sans doute un jour de cette famille de soignants qui m'a portée, de cette violente compression abdominale manuelle (CAM) qui handicape les femmes, ou encore de mon choix d'avoir été suivie en clinique. Sans doute, le moment … Lire la suite Un ange passe #17

Je te souhaite des dimanches pluvieux

J'ai habité une enfance immobile. J'étais une petite fille coquillage, on aurait pu me ramasser et sous la nacre, entendre les louanges du vent. Longtemps, je regardais la vie battre. J'échouais sur la borne d'incendie au milieu du rond-point d'en bas. Je passais des heures grignotée de soleil, un chapeau de paille sur les tempes, … Lire la suite Je te souhaite des dimanches pluvieux